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LA COALITION CHRETIENNE

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LA COALITION CHRETIENNE

CONFERENCE EPISCOPALE NATIONALE

DU CONGO

P r é s i d e n c e

B.P. 3258 - KINSHASA/GOMBE

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Tél : 00243 88 40665

Fax : 00243 88 44948

E-mail : conf.episc.rdc@ic.cd

 

 

 

 

 

 

 

LA COALITION CHRETIENNE

 

 

 

 

Monsieur le Président de la Coalition,

Mesdames et Messieurs,

Chers frères et sœurs,

 

 

0.1. J'ai été invité par les organisateurs à tenir le mot d'ouverture de ce symposium au cours duquel ils entendent lancer leur COALITION CHRETIENNE, initiative qui vise à rassembler les chrétiens, pour les inviter à faire la politique dans un souci de témoignage des valeurs évangéliques. Autrement dit: dans le souci d'être le sel de la terre (Mt 5,13) et la lumière du monde (Mt 5,14).

 

0.2. Je remercie les amis organisateurs de m'avoir associé, en ma qualité de président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), à leurs débats et délibérations. Qu'ils veuillent bien considérer ma présence en ce lieu comme un signe de l'intérêt que la CENCO porte à ce projet et de l'attention avec laquelle elle suit cette initiative. D'ores et déjà les évêques de la RDC forment le vœu que le projet de la Coalition Chrétienne soit, dans la durée, une chance pour notre pays, une espérance pour la démocratie, une matrice de valeurs républicaines.

 

0.3. D'entrée de jeu, chacun se pose naturellement la question du sens d'une telle coalition. Une coalition chrétienne, qu'est-ce à dire et pour quoi faire dans un Etat laïc? Est-ce une croisade des chrétiens contre les autres,à la traîne des évêques et des confessions religieuses, pour s'emparer du pouvoir ?

 

0.4. Aussi ai-je estimé utile de parcourir avec vous quelques textes du Concile Vatican II et du Magistère ordinaire des Papes, afin d'examiner, du point de vue doctrinal, dans quelle mesure l'Eglise-institution pourrait soutenir et encourager une telle initiative.

 

1. Le Concile Vatican II

 

Le Concile Vatican II considère la politique comme un art noble, dont les acteurs spécifiques sont par mission les laïcs.

 

1.1 En définissant le laïc, le Concile Vatican II, dans la Constitution dogmatique Lumen Gentium, s'exprime comme suit: Sous le nom de laïcs, on entend (ici) l'ensemble des chrétiens qui ne sont pas membres de l'ordre sacré et de l'état religieux sanctionné dans l'Eglise...[ ]. Le caractère séculier est le caractère propre et particulier des laïcs [...]. La vocation propre des laïcs consiste à chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu'ils ordonnent selon Dieu. Ils vivent au milieu du siècle, c'est-à-dire engagés dans tous les divers devoirs et travaux du monde, dans les conditions ordinaires de la vie familiale et sociale, dont leur existence est comme tissée. A cette place ils sont appelés par Dieu pour travailler comme du dedans, à la façon d'un ferment, à la sanctification du monde et pour manifester le Christ aux autres avant tout par le témoignage de leur vie, rayonnant de foi, d'espérance et de charité (LG, n. 31). C'est à eux, continue le Concile, qu'il revient, d'une manière particulière, d'éclairer et d'orienter toutes les réalités temporelles auxquelles ils sont étroitement unis, de telle sorte qu'elles se fassent (fiant) et prospèrent (crescant) constamment selon le Christ et soient à la louange du Créateur et Rédempteur (LG, n. 31 cf. GS, n. 43 2 Ap. Actuositatem (AA) 4).

 

1.2. L'examen de ce texte contient quelques mots-clés, susceptibles d'éclairer les initiatives des laïcs dans la vie du monde:

 

  • 1.2.1. Le caractère séculier du laïc: le laïc vit au milieu du siècle, dans la diversité des conditions de vie ordinaire de l'homme et de la femme: en famille et dans la profession. Ces conditions de vie, le Concile les appelle réalités temporelles auxquelles le laïc est étroitement uni.

 

  • 1.2.2. Ils ordonnent (les réalités temporelles) : la foi chrétienne ne considère donc pas la vie de l'homme comme un passe-temps, un far niente, une simple partie de plaisir, mais comme un prolongement de la création de Dieu. Comme Dieu, l'homme doit, par son travail, ordonner le monde et la création, c'est-à-dire y mettre de l'ordre. La gestion du monde et des réalités temporelles ne peut donc se faire dans le désordre et l'anarchie. Car Dieu n'est pas un Dieu de désordre, mais un Dieu de paix (1 Cor 14,33), un Dieu d'un monde organisé et d'un ordre harmonieux des choses (cf. Gn 1). Comme les prêtres ordonnent le sacré, ainsi le laïc doit ordonner les réalités temporelles. Pas n'importe comment, mais suivant les normes.

 

  • 1.2.3. Selon Dieu, ou selon le Christ ou encore sous la conduite de l'esprit évangélique, autant de clarifications qui veulent dire que l'ordonnancement du monde, la gérance du temporel se fait sous le regard de Dieu, en référence à lui, conformément à la droite raison (orthos logos), en conformité avec l'Evangile et les valeurs du Royaume de Dieu.

 

  • 1.2.4. Ils sont appelés par Dieu: la mission spécifique du laïc dans le monde est un appel de Dieu, une vocation analogue à celle des prêtres et des personnes consacrées.

 

2. Le magistère ordinaire des Papes a emboîté le pas à cette doctrine du Concile.

 

2.1. Parlant de l'annonce de l'Evangile (Evangelii nuntiandi) (1975), le pape Paul VI dira qu' évangéliser, c'est porter la Bonne Nouvelle dans tous les milieux de l'humanité et, par son impact, transformerdu dedans, rendre neuve l'humanité elle-même (EN, n 18). Nous retrouvons ici l'idée du Concile qui dit que le laïc est appelé à travailler du dedans, à la manière d'un ferment (LG, 31). Le laïc est appelé à transformer les réalités temporelles en vivant pleinement ces réalités dans la vie quotidienne. Mais il ne suffit pas de les vivre il faut les transformer, en éliminant en elles les aspects peccamineux dont elles seraient entachées.

 

2.2. Pour sa part, dans l'exhortation post-synodale Christifideles laïci (1988), le pape Jean-Paul II fondera ce caractère séculier du laïc sur l'authentique dimension séculière de l'Eglise elle-même, dimension inhérente à sa nature intime et à sa mission, dont la racine plonge dans le mystère du Verbe Incarné. L'Egise, en effet, vit dans ce monde, même si elle n'est pas de ce monde (cf. Jn 17,16). Par cette dimension séculière (= dans le monde), l'Eglise continue l'œuvre rédemptrice et libératrice du Christ pour tous les hommes, œuvre qui embrasse aussi le renouvellement de tout l'ordre temporel (CFL, n. 15). Concernant la vie politique, Jean-Paul II affirme: Pour une animation chrétienne de l'ordre temporel, dans le sens que nous avons dit, qui est celui de servir la personne et la société, les fidèles laïcs ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la politique, à savoir: à l'action multiforme, économique, sociale, législative, administrative, culturelle, qui a pour but de promouvoir, organiquement et par les institutions, le bien commun. Les Pères du Synode l'ont affirmé à plusieurs reprises: tous et chacun ont le droit et le devoir de participer à la politique (CFL, n. 42). Après avoir nié la justesse de l'opinion assez répandue que la politique est nécessairement un lieu de danger moral, le Saint-Père affirme à la suite de Vatican II: l'Eglise tient en grande considération et estime l'activité de ceux qui se consacrent au bien de la chose publique et en assument les charges pour le service de tous (GS, n.75 CFL, ibid.).

 

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Chers frères et sœurs,

 

2.3. Si le laïc est appelé à de si hautes exigences dans la gestion du temporel selon Dieu (création) et selon l'Evangile (rédemption), c'est parce qu'il est, lui aussi, appelé à la sainteté et que la gérance des réalités temporelles est sa voie propre et spécifique de sainteté (cf. CFL, n.16). La vocation des fidèles laïcs à la sainteté, dit le pape Jean-Paul II, exige que la vie selon l'Esprit s'exprime de façon particulière dans leur insertion dans les réalités temporelles et dans leur participation aux activités terrestres (ibid. n. 17). Dans l'exhortation post-synodale Ecclesia in Africa (1995), le Pape dira: C'est pourquoi l'Assemblée synodale a fait monter vers le Seigneur une prière fervente pour que surgissent en Afrique des responsables politiques -hommes et femmes- saints, pour qu'il y ait de saints chefs d'Etat qu aiment leur peuple jusqu'au bout et qui désirent servir, plutôt que se servir (EIAF, n. 111).

 

2.4. Enfin, dans une note récente (24.11.02), signée par son Préfet, le Cardinal Joseph Ratzinger, aujourd'hui le pape Benoît XVI, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi appelle les Catholiques, élus ou militants politiques, à vivre une cohérence profonde entre leur foi chrétienne et leur engagement, leur comportement. En effet, leur vie spirituelle ne peut pas être totalement et hermétiquement séparée de la vie séculière, notamment dans l'évangile de la vie, dans la défense de la famille, la protection des mineurs, la liberté religieuse et la promotion de la justice et de la paix. Mettant en garde contre tout confessionalisme, toute intolérance religieuse, et rappelant que les sphères religieuse et politique demeurent liées aux valeurs éthiques fondamentales, la Congrégation invite les chrétiens à participer au débat de société et à promouvoir le respect de la personne humaine. La référence chrétienne de leur engagement ne les disqualifie pas, bien au contraire (cf. Doc. Cath. n. 2285, 2004, p. 117 et 130-137).

 

2.5. Dans cet ordre d'idées, dès l'aube de l'indépendance (1960), la Conférence plénière des évêques du Congo, a préconisé aux chrétiens de ne pas fonder des partis politiques réservés exclusivement aux chrétiens. Ils les ont plutôt invités, dans la vision pluraliste de la société, à s'associer avec tous les hommes et femmes de bonne volonté pour défendre et promouvoir les valeurs du Royaume communes à plusieurs projets politiques...

 

3. Coalition chrétienne

 

3.1. Est-ce à dire que l'Eglise condamne en principe le projet d'une Coalition chrétienne, telle que celui qu'un groupe de citoyens congolais voudrait lancer en ce jour? Que non! Mais c'est à la lumière et sur la base des principes émis ci-dessus que l'Eglise pourrait l'encourager. Il convient, à ce propos, de faire les considérations suivantes:

 

3.2. Premièrement, que des chrétiens s'associent politiquement, pour assumer leurs responsabilités dans la gestion de la chose publique, c'est une bonne chose, que l'on aurait souhaité voir naître depuis longtemps. A condition cependant que cette coalition ne soit pas une simple course au pouvoir, au-dedans et au-dehors, mais que la conquête du pouvoir vise à une gérance du temporel selon Dieu, selon le Christ et dans une alliance indissoluble du politique avec l'éthique.

 

3.3. Deuxièmement, il faut que cette coalition et le pouvoir qu'elle recherche soient conçus en fonction d'une société pluraliste où, dans la tolérance, la cohésion nationale et le respect des libertés fondamentales, tous promeuvent des valeurs authentiques d'un Etat de droit. Il est impérieux que soient bannis des extrémismes de tous bords, toute discrimination ou exclusivisme idéologique de même que toute conception d'un Etat de nature théocratique, qui gouvernerait le peuple à coup de songes, ou de révélations privées ou encore de textes d'Ecriture Sainte.

 

3.4. Troisièmement, une telle Coalition chrétienne ne peut dès lors se concevoir que dans un système démocratique: celui qui est le Credo politique des personnes convaincues qu'elles détiennent leur pouvoir du peuple, qui en est le souverain primaire et à qui ils doivent régulièrement rendre des comptes, notamment à l'occasion des échéances électorales.

 

3.5. Quatrièmement, il est évident qu'une Coalition politique d'inspiration chrétienne ne devient pas pour autant le bras séculier de l'Eglise. L'Eglise qui, en raison de sa charge et de sa compétence, ne se confond d'aucune manière avec la communauté politique et n'est liée à aucun système politique, dit Vatican II, est à la fois le signe et la sauvegarde du caractère transcendant de la personne humaine (GS, n. 76 2). Dans toute société de type pluraliste comme la nôtre, il faut nettement distinguer entre les actions que les fidèles, isolément ou en groupe, posent en leur nom propre comme citoyens, guidés par leur conscience chrétienne, et les actions qu'ils mènent au nom de l'Eglise, en union avec leurs pasteurs (cf. ibid. 1).

 

3.6. Cinquièmement, il faut éviter une confusion de langues et surtout de langages. Il est indispensable qua ladite coalition précise son programme politique, définisse son projet de société et ses valeurs de référence dans la communauté nationale, tout en déterminant ses stratégies politiques et électorales. Bref, Coalition chrétienne, que dis-tu de toi-même, pour que ton message politique soit crédible? En quoi ton projet politique est-il nouveau: dans son idéal, ses objectifs, ses méthodes et son esprit?

 

3.7. Sixièmement, dans cette société pluraliste, vous n'aurez pas besoin d'aller au-delà des mers pour puiser vos projet et valeurs de société. Car, comme un seul homme, le peuple congolais en conférence nationale souveraine, a défini ses valeurs de société, plus actuelles que jamais, qui vous aideront à mener un combat unique avec les autres citoyens, pour le relèvement de ce peuple chosifié et meurtri à outrance.

 

4. Une coalition chrétienne, pour quel système politique?

Chers frères et sœurs,

 

4.1. L'Eglise, avons-nous dit, n'est pas liée à un système politique donné. Elle laisse à chaque peuple le choix du régime politique qui correspond le mieux à son génie, à son histoire, à sa culture (cf. GS, n. 75-76).

 

4.2. Mais depuis le pape Léon XIII (qui ne voyait pas d'opposition entre la suprématie de Dieu et le choix par le peuple, des gouvernants et du régime politique: 1899), Pie XII (qui, au vu des affres de la 2e guerre mondiale, s'est rendu à l'évidence de la nécessaire participation du peuple à l'exercice du pouvoir politique, au point de croire, comme J. Maritain, que la démocratie est un postulat de la raison), le Concile Vatican II, Jean XXIII, Paul VI et Jean-Paul II, l'Eglise a progressivement manifesté sa préférence pour la démocratie et tout système politique respectueux de la dignité humaine et du bien commun. Un tel système ne se trouve en pratique que dans l'Etat de droit (primat de la loi, respect des libertés et des droits fondamentaux).

 

4.3. Voici les raisons qui fondent ce choix de l'Eglise. Dieu a créé l'homme

  • - être raisonnable et libre, i.e. à son image (Gn 1,27), capable de penser, de se déterminer librement et sans contrainte (libre arbitre)
  • - être sociable: appelé à vivre en communauté et en société (à l'image de la famille trinitaire: Dieu est famille)
  • - en les faisant tous et toutes fondamentalement égaux.

 

4.4. De cette situation originelle, il résulte que, tous étant égaux, personne n'a le droit ni le pouvoir de s'imposer aux autres, à moins que de l'une ou l'autre manière, explicitement ou implicitement, ces derniers n'y consentent (cf. St Augustin). Ce consensus ou plutôt cet assentiment constitue une sorte de contrat social. Par ailleurs, les hommes étant différents et capables de penser différemment, il faut une autorité qui puisse canaliser les aspirations légitimes et les désirs moralement bons des uns et des autres vers le bien commun, c'est-à-dire l'ensemble des conditions qui permettent aux individus et à la collectivité de se développer intégralement et harmonieusement.

 

4.5. L'autorité exerce donc le pouvoir par consentement de la communauté nationale et par mandat (explicite ou tacite) de celle-ci, puisque le détenteur de l'autorité n'est pas foncièrement ni fondamentalement supérieur aux autres. Il ne le devient que du fait de la nature et de la structure du pouvoir dans la société. C'est dans ce sens que le pouvoir vient de Dieu (Rom 13,1) vérité dont on abuse parfois pour justifier les égarements de certains régimes politiques.

 

4.6. Ce mandatdu pouvoir par le peuple fait l'essence de la démocratie: pouvoir du peuple, avec le peuple et pour le peuple. Celui-ci est le détenteur du pouvoir, le souverain primaire qui se gouverne par ses mandataires (députés, sénateurs, gouvernement), de telle manière qu'il n'y ait pas d'anarchie (= non-pouvoir, non-autorité) et que personne ne concentre entre ses mains tous les pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire (= dictature, autocratie, tyrannie...). En démocratie les trois pouvoirs sont séparés et se contrôlent mutuellement de manière interne. De manière externe, les tenants du pouvoir sont contrôlés par le peuple autant par les élections que par la société civile, c'est-à-dire les associations socio-professionnelles ou groupes de pressions qui ont le mérite de rappeler aux gouvernants les intérêts sectoriels oubliés.

 

4.7. En conséquence, les élections et les échéances électorales voire l'alternance au pouvoir appartiennent à l'essence de la démocratie, non pas tant du fait du seul vote, mais du fait de tout le processus d'expression libre de la pensée, de l'appréciation, et de l'évaluation du peuple sur les programmes gouvernementaux et leur exécution. Si le processus qui aboutit aux élections n'est pas caractérisé par la liberté d'expression, les débats sur les valeurs de société, la présentation des bilans du gouvernement et des programmes des partis politiques, les élections seront une vaste tromperie, une mascarade, une tricherie et une comédie. Le mandat du peuple implique une connaissance suffisante et claire des candidats, de leur compétence, de leur intégrité morale, et de ce qu'ils vont faire du pouvoir qu'ils sollicitent du peuple.

 

5. Conclusion

 

5.1. Voilà pourquoi, chers amis, votre Coalition doit être une école de démocratie: en son sein et pour le pays. Eduquer tous vos membres à la culture de la démocratie, soit le pouvoir du peuple, par le peuple, avec le peuple et pour le peuple. Enseignez-leur le sens de la dignité humaine, de l'égalité des citoyens, de la liberté, du service et du bien commun. Inculquez-leur le sens de l'autorité et de l'ordre, de l'esprit national et patriotique. Le chrétien, en outre, doit savoir qu'il rendra un jour compte au Seigneur du pouvoir politique qu'il a exercé.

 

5.2. Pour terminer, nous formons le vœu que vous puissiez transformer du dedans notre pays et notre société, par un témoignage chrétien et croyant en politique, qui soit une chance pour le pays et pour le Royaume du Christ.

 

Sur ce, je déclare ouvert le Symposium de la première Coalition chrétienne en République Démocratique du Congo et je vous remercie.

 

 

 

 

 

 

+ L. MONSENGWO PASINYA

Archevêque de Kisangani

Président de la CENCO

16-07-2005

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