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Carte de la végétation de la RDC |
INTRODUCTION
De façon générale, les tubercules et les racines occupent les plus grandes superficies emblavées en RDC avec 16.179 milliers de tonnes, ils sont suivis des les céréales avec 1.490 milliers de tonnes puis des végétaux oléagineux, de légumineuses, les bananes et les plantains puis d'autres catégories des cultures telles que les légumes et les fruits. Ils est donc évident que les aliments caloriques (ou aliments énergétiques) l'emportent largement sur ceux protéiques (aliments de constructions) et vitaminiques ou minéraux (aliments de protections et de régulations physiologiques). Il importe de noter que, malgré les bonnes prédispositions à l'agriculture, la RDC accuse une tendance à la baisse de différentes spéculations agricoles, à en croire les statistiques de la FAO cette tendance est attribuable, pour une grande part, à la situation socio-politique et sécuritaire. Par ailleurs, le système d'exploitation agricole pratiqué par bon nombre des paysans dans différentes contrées n'est souvent pas de nature à préserver le patrimoine édaphique qu'est le sol, ce qui expose ce dernier à l'épuisement quelque peu pernicieux et inconsidéré, aux érosions de divers genres. La corollaire étant l'itinérance de l'agriculture, les paysans se trouvant constamment obligés de recourir à de nouvelles terres plus fertiles, la conséquence à long terme étant la déforestation.
L'une des contraintes principales des sols de la RDC est la faible teneur en matière organique dont la plupart des cultures pourtant sont friandes.
Dans les paragraphes qui suivent, nous passons en revue les principales cultures vivrières de la République Démocratique du Congo, province par province y compris les caractéristiques de leurs sols, ensuite viendront les fiches techniques de chaque culture selon leurs conditions écologiques et pédologiques préférentielles tout en soulevant quelques contraintes à leur exploitation.
•I. PRINCIPALES CULTURES VIVRIERES SELON LES PROVINCES
•1. BANDUNDU
•A. Principales cultures vivrières
C'est une province à forte vocation agricole.
Les principales cultures vivrières pratiquée dans cette province sont:
•a) Le manioc est la principale culture cultivée dans cette province dont elle produit environ les 25%u00 de la production nationale. Le manioc est consommé sous plusieurs formes dont le fufu (farine préparée sous forme de pâte), la chikwangue, le manioc doux bouilli sous forme de légume. Il est important de noter également que ses feuilles sont très appréciées de la population qui la consomme comme légume préparée selon plusieurs variantes mélangées à du poisson fumé par exemple. Compte tenu du climat et des différents types de sols de la province, le manioc s'y adapte sans trop de problème.
•b) L'igname: est une tubercule qui est très appréciée particulièrement au nord de la province et accompagne plusieurs repas.
•c) Le maïs: la consommation est essentiellement secondaire dans la préparation du fufu. Quelques fois, il est consommé bouilli ou grillé.
•d) Arachide: principalement cultivé dans le Kwilu, il intervient dans plusieurs sauces dont elle améliore le goût et contribue à l'augmentation des valeurs nutritives en raison de son apport important en protéine.
•e) Le palmier à huile: les noix et l'huile de palme sont largement utilisées dans la préparation de la quasi totalité des aliments. Le jus obtenus de noix de palme mosaka est singulièrement très apprécié dans la préparation de plusieurs sauces.
•f) Le Gombo (Ndongo-ndongo): souvent utilisé comme potage ou légume.
•g) La courgette
•h) Le potiron: le potiron et la courgette sont appréciés pour leur fruit leurs feuilles sont préparés comme légume.
•i) Aubergine, le piment , la tomate et concombre: interviennent dans la plupart des cas dans les sauces de plusieurs repas. L'aubergine est parfois préparée seule comme légume.
•j) Amarante douce et amère (aubergine d'Afrique): sont préparées comme épinard et sont très appréciées des populations.
•k) La roselle (oseille de Guinée): elle est préparée sous forme de confiserie, de potage ou de légume mélangée le plus souvent au poisson fumé, salé ou frais et quelques fois avec des chenille.
•l) Le soja dont l'introduction est assez récente gagne de plus en plus du terrain en raison de sa très grande valeur nutritive
•B. Sol
Plateau de Kwango: Les sols sont dominés par des Arenoferralsols orthotype. Par-ci par là on trouve des ferralsols intergrade vers Arrenoferralsol et podzol. Ce sont des sols très acides, très désaturés dont les aptitudes agricoles ne sont pas bonnes. L'argile dominante dans ce milieu est la kaolinite.
Dans le sud est (vers le Kwilu), on rencontre des ferralsols intergrade vers Arenoferralsols, des Arenoferralsols et des ferralsols lessivés. Ils sont acides et désaturés, avec développement d'une bonne structure, une teneur en matière organique inférieure à 1%u00, des aptitudes agricoles mauvaises ou faibles. Ce sont des sols qui devraient être réservés à l'élevage.
Dans le nord du Maï-Ndombe: ce sont des sols plus argileux leur épaisseur est de 20 à 30 m. Les sols sont des ferralsols avec des pH 5 mais grâce à leur teneur en argile élevée, ils ont une valeur agricole moyenne. La contrainte principale est le marais.
Dans la partie sud du Maï-Ndombe, on trouve des sols bien saturés, bien structurés, de texture argileuse et limoneuse, avec de bonnes qualités agricoles. Comme contraintes principalement la profondeur de la nappe phréatique qui est faible.
•C. Aliment de base
Le manioc (tubercule et feuille) est le principalement aliment de base de la Province.
•2. BAS CONGO
•A. Principales cultures vivrières
C'est également une province à grande vocation agricole, il est avec le Bandundu l'un de principaux greniers de la capitale.
- a) Le manioc: ici également, il est principalement consommé sous forme de fufu et quelques fois, les variétés douces sont directement consommées bouillies avec certains repas les feuilles sont également consommées et très appréciées.
- b) Le maïs: sous forme de farine mélangée au fufu de manioc, mais dans une moindre proportion que le manioc
- c) Le riz: dans certaines contrée de la province, le riz prédomine.
- d) La carotte: le climat qui prévaut dans certaines localités d'altitude du Bas-Congo autorise sa culture. Elle est consommée soit cru soit mélangée à certains repas traditionnels.
- e) Concombre: consommé cru ou mélangé à certains plats comme condiment.
•f) Le chou: dans une moindre mesure certes mais le climat permet sa culture.
- g) La tomate, l'aubergine et le piment interviennent dans la préparation de multiples sauces principalement comme condiment.
- h) La baselle, l'amarante douce et amère, la roselle sont autant des légumes consommés dans cette province.
B. Sol
Les sols sont caractérisés par une altération très profonde ce sols sont, du reste, des sols les plus profonds. Ils sont de bonne structure, bien saturés au stade ferrisol, avec de bonnes aptitudes agricoles. Le pourcentage d'argile est élevé et augmente avec l'âge du sol et contient les minéraux 2/1 et 2/2 qui évoluent vers la kaolinite.
•C. Aliment de base
Le manioc reste le principal aliment de base de la province.
•3. EQUATEUR
•A. Principales cultures vivrières
C'est une province essentiellement forestière au climat équatoriale sur sa grande partie. Les principales cultures vivrières sont:
- a) Le plantain (banane): cuit mûr ou non mûr accompagne la plupart de repas traditionnel.
•b) Le manioc sous forme de chikwangue et rarement de fufu.
•c) Le maïs mélangé au fufu de manioc.
- d) Le riz est également cultivés dans certains espaces de cette province, particulièrement dans la région de Bumba.
- e) Le palmier à huile dont l'huile et les noix servent dans la très grande majorité des repas.
- f) L'igname: les populations de cette province en sont très friandes. Il accompagne volontiers un grand nombre de repas traditionnels.
- g) Les amarantes, la baselle, la courgette et le potiron sont des légumes assez consommés.
- h) L'arachide et le soja interviennent dans la préparation de diverses sauces.
- i) Le niébé est de plus en plus cultivé principalement dans le sud est de la province.
- B. Sol
Dans le sud: on a des sols très argileux son épaisseur est de 20 à 30 m. Les sols sont des ferralsols avec des pH 5 mais grâce à leur teneur en argile élevée, ils ont une valeur agricole moyenne. La contrainte principale est le marais.
•C. Aliment de base
Le manioc, le plantain et le riz sont les principaux aliments de base.
•4. KASAI OCCIDENTAL & ORIENTAL
•A. Principales cultures vivrières
- a) Le maïs est la principale source de calories dans le Kasaï dont la forme principale de consommation est sous forme de fufu de maïs et intervient en plus forte proportion par rapport au manioc.
- b) Le manioc dont les feuilles sont également appréciées il intervient aussi dans la préparation du fufu.
- c) Le riz est le principal aliment de base du nord de la province du Kasaï Orientale dans le Sankuru.
- d) Le Gombo (Ndongo-ndongo): souvent utilisé comme potage ou légume.
- e) La courgette
- f) Le potiron: le potiron et la courgette sont appréciés pour leur fruit et leurs feuilles qui sont préparés comme légume.
- g) Aubergine, le piment , la tomate et concombre: interviennent comme condiment dans la plupart des cas dans les sauces de plusieurs repas. L'aubergine est parfois préparée seule comme légume.
- h) Amarante douce et amère (aubergine d'Afrique): sont préparées comme épinard et sont très appréciées des populations.
- i) La roselle (oseille de Guinée): elle est préparée sous forme de confiserie, de potage ou de légume mélangé le plus souvent au poisson fumé, salé ou frais et quelques fois avec des chenille ou d'autres insectes.
- j) Le niébé: est largement consommé dans ces provinces qui constituent d'ailleurs son principal centre de diffusion en RDC.
- k) Le voandzou: est très adulé dans le Sankuru où il est consommé bouilli.
- B. Sol
Les principaux sols rencontrés sont des ferralsols intergrade vers Arenoferralsols, des Arenoferralsols et des ferralsols lessivés. Ils sont acides et désaturés, avec développement d'une bonne structure, une teneur en matière organique inférieure à 1%u00, des aptitudes agricoles mauvaises ou faibles. Ce sont des sols qui devraient être réservés à l'élevage.
•C. Aliment de base
Le maïs, le riz dans le Sankuru et le niébé sont les aliments de base dans cette partie de la RDC.
•5. KATANGA
•A. Principales cultures vivrières
- a) Le maïs est la principale source de calories au Katanga il est préparé sous forme de pâte (fufu Kankonto).
- b) Le manioc dont les feuilles sont également appréciées il intervient aussi dans la préparation du fufu.
- c) Le Gombo (Ndongo-ndongo): souvent utilisé comme potage ou légume.
- d) La courgette
- e) Le potiron: le potiron et la courgette sont appréciés pour leur fruit et leurs feuilles qui sont préparés comme légume.
- f) Aubergine, le piment , la tomate et concombre: interviennent dans la plupart des cas dans les sauces de plusieurs repas. L'aubergine est parfois préparée seule comme légume parfois mélangée au poisson fumé ou salé.
- g) Amarante douce et amère (aubergine d'Afrique): sont préparées comme épinard et sont très appréciées des populations.
- h) La roselle (oseille de Guinée): elle est préparée sous forme de confiserie, de potage ou de légume mélangé le plus souvent au poisson fumé, salé ou frais et quelques fois avec des chenille ou d'autres insectes.
- B. Sol
Plateau du Katanga:Les sols sont dominés par des Arenoferralsols orthotype. Par-ci par là on trouve des ferralsols intergrade vers Arrenoferralsol et podzol. Ce sont des sols très acides, très désaturés dont les aptitudes agricoles ne sont pas bonnes.
Dans le nord, on trouve des sols contenant les argiles du type 2/1 montmorillonite, illite et micas hydratés qui évoluent vers la kaolinite. Ils sont moyennement saturés, très argileux et bien structurés mais quand la saison sèche dure, l'horizon humifère durcit par suite de déshydratation des argiles. Ils ont une bonne valeur agricole.
•C. Aliment de base
Le maïs reste largement l'aliment de base dans cette province.
•6. KINSHASA
A Principales cultures vivrières
- a) La baselle, les amarantes: les cultures maraîchères sont l'apanage de l'agriculture urbaine.
- b) La tomate, l'aubergine, le concombre et les piments: sont cultivés et très consommés par la population kinoise.
- B. Sol
Les sols caractérisés par une altération très profonde avec les sols les plus profonds. Ce sont des sols à bonne structure, bien saturés au stade ferrisol, avec des aptitudes agricoles appréciables. Le pourcentage d'argile est élevé et augmente avec l'âge du sol et contient les minéraux 2/1 et 2/2 qui évoluent vers la kaolinite.
•C. Aliment de base
Le maïs, le manioc et le riz.
•7. KIVU NORD & SUD
- a) La patate douce, la pomme de terre et le taro sont des tubercules qui se prêtent bien au climat et aux types de sols de ces régions. Les populations en sont très friandes. Ces tubercules accompagnent la plupart des repas. Il sied de noter que les feuilles de taro et celles de patate douce sont parfois consommées comme légumes.
- b) Le manioc: les tubercules sont transformées en farine et consommées comme fufu les feuilles de manioc sont aussi consommées comme légumes.
- c) Le haricot se retrouve presque chaque jour dans les assiettes des populations de Kivu. Les climat et les sols lui sont très favorables. Les jeunes feuilles sont également consommées comme légume.
- d) Le plantain joue presque le même rôle que la patate et la pomme de terre. Certains cultivars sont utilisés pour la fabrication de l'alcool indigène.
- e) Le chou pommé: les types de sont et les climats lui sont favorables il est largement cultivé dans la région et bien apprécié.
- f) La carotte est consommée cru ou mélangée à la préparation de certains repas.
- g) L'oignon, la tomate, le concombre, les aubergines, le piment servent de condiment dans la plupart des repas de la région.
- h) Le blé: même si c'est en faible proportion, il est cultivé dans la région de Butembo.
- B. Sol
Les sols rencontrés sont des sols récents, sols bruns tropicaux, des ferrisols et les terres noires tropicales. Ils ont des propriétés chimiques et physiques très appréciables et des aptitudes agricoles très intéressantes. Au fur et à mesure que l'on s'écarte du champ d'éruption, la structure du sol devient fine. Ceci est dû au transport éolien des particules fines.
•C. Aliment de base
Le haricot, le choux, le plantain, le manioc.
•8. MANIEMA
A Principales cultures vivrières
- a) Le manioc sous forme de fufu ainsi que les feuilles.
- b) Le riz cultivé sur une lare étendue de la province.
- c) Le plantain qui accompagne bien de repas dans la contrée.
- d) Le palmier à huile dont l'huile est utilisée dans la quasi totalité des repas cuisiné
- B. Sol
On y rencontre des alluvions du fleuve Congo et ses affluents. Les sols contiennent beaucoup de minéraux altérables venus d'ailleurs, beaucoup d'argile 2/1 gonflantes et des micas hydratés.
•C. Aliment de base
Le riz et le manioc sont les principaux aliments de base.
•9. PROVINCE ORIENTALE
A Principales cultures vivrières
- a) Le manioc: est de loin la principale culture de la province dont on consomme les tubercules transformées en chikwangue, de fufu ou cuites directement, pilées et mélangées au plantain pour la préparation du Lituma.
- b) Le plantain: dans certaines contrées, surtout au nord il est servi avec les différents aliments après cuisson à l'état non mûr dans la Tshopo, c'est plus le Lituma qui est préféré pour accompagner la plupart des repas dont principalement ceux d'origine animale (poisson, viande et escargot).
- c) Le riz est également largement consommé dans certaines parties de la province.
- d) Le palmier à huile dont l'huile sert dans la quasi totalité de repas.
- e) Le taro, la patate douce et la pomme de terre sont essentiellement cultivés en Ituri où les climats et les types de sols lui conviennent particulièrement bien.
- f) Le haricot est également cultivé dans l'Ituri principalement et est bien apprécié des habitants de cette contrée.
- g) L'arachide est très cultivée et consommée comme condiment de plusieurs repas et sauces dans les Nord et le Bas-Uélé.
- h) Le soja est une culture récente mais est utilisé comme l'arachide.
- i) La tomate, le piment, l'aubergine, le gombo servent souvent de condiment et quelques fois de légumes.
- j) Le chou est aussi cultivé dans les parties de la province où le climat est assez tempéré.
- k) Le niébé est actuellement très cultivé et consommé surtout dans le district de la Tshopo au sud-ouest.
B. Sol
Dans la partie qui couvre la cuvette centrale, on a des ferralsols orthotypes intergrades Arenoferralsols et des Arenoferralsols. Les sols de plateaux sont plus argileux et sont des ferralsols orthotypes avec une valeur agricole moyenne. Sur les pentes les sols sont moins argileux et sont des Arenoferralsols de valeur agricole faible. Dans leur ensemble, les sols sont acides, relativement bien saturés en surface et bien saturés en surface et très désaturés en profondeur.
Dans le nord-est le long de la Lindi, on trouve des sols contenant les argiles du type 2/1, montmorillonite, illite et micas hydratés qui évoluent vers la kaolinite. Ils sont moyennement saturés, très argileux et bien structurés mais quand la saison sèche dure, l'horizon humifère durcit par suite de déshydratation des argiles. Ils ont une bonne valeur agricole.
C. Aliment de base
Le manioc, le plantain, le riz sont les principaux aliments de base.
•II. FICHES TECHNIQUES DE CHAQUE CULTURE
Blé Triticum spp.
Dans la zone montagneuse à des hautes altitudes supérieures à 1.500 m. Il exige un climat plus ou moins tempéré environ 18C et est sensible aux températures élevées. Il nécessite 400 à 600 mm d'eau pendant la saison culturale.
Sol: il s'adapte à un large éventail de sol mais les meilleurs sols sont ceux à pH 5.
Contrainte:
- - Les variations de précipitations avec des alternances des périodes de sécheresse peuvent donner lieu à des stress physiologiques
- - Certaines maladies peuvent survenir à la suite d'une forte pluviosité.
Maïs Zea mays L.
Il préfère la pleine lumière pour assurer une photosynthèse efficace particulièrement en période de croissance qui détermine en définitive le rendement. La température optimale oscille entre 25 et 30C. De grandes quantités d'eau sont requises durant la période de croissance (environ 400 mm d'eau).
Sol: il s'adapte à différents types et états de sol les sols profonds, finement structurés, bien aérés et drainés, riches en matières organiques et ayant une capacité élevée au champ lui conviennent le mieux. De bonnes méthodes culturales et les fumures peuvent améliorer sensiblement les rendements.
Contraintes:
- - La culture sur brûlis largement pratiquée dans la grande partie forestière et savanicole de la RDC dénude le sol et le dépouille de matières organiques les rendant inaptes à des cultures continues
- - Les épidémies de maladies des bandes réduisent la photosynthèse et peuvent annihiler les rendements
- - Les charançons lors de stockage surtout dans les conditions de températures et d'humidité élevées
- - Quelques fois les oiseaux consomment le maïs en maturité encore sur pied.
Usage:
- - Alimentation humaine sous forme de farine dont on obtient une pâte après cuisson parfois mélangée au manioc
- - Très peu pour le bétail
- - Fabrication de l'alcool indigène
- - Bouillie mélangée au soja pour le petit déjeuner.
Riz Oryza sativa L.
Principalement cultivé en culture pluviale (riz de montagne ou de plateau) et quelques fois en culture aquatique (irriguée) dans les régions de basse altitude (dans les bas fonds). Il requiert suffisamment d'eau entre 800 et 1.000 mm en fonction des cycle végétatif avec comme période critique la floraison puis la première moitié de la phase reproductive. Les températures élevées entre 25 et 30C et une forte insolation favorisent le rendement.
Sol:
- - Sols lourds pour le riz irrigué. Il supporte des pH bas.
- - Sol limoneux à argilo-limoneux pour la culture sèche avec un pH optimal varie de 6 à 7.
Contrainte:
- - Terres acides combinées à la toxicité aluminique et manganique entraîne la carence en potassium et nuit à la croissance racinaire et donc au rendement.
- - L'insolation limitée à cause de la forte couverture nuageuse qui caractérise la grande partie de notre pays.
- - Dégénérescence génétique suite au non renouvellement des semences
- - Technicité assez laborieuse dont le gardiennage contre les oiseaux
- - Problème d'ordre technologique: disponibilité des moissonneuses-batteuses et électricité.
- - Certaines maladies telles que la pyriculariose et certaines viroses.
Usage: alimentation humaine, alimentation animale (son de riz).
Igname Dioscorea spp.
L'igname recouvre plusieurs espèces dont certaines ne sont pas encore domestiquées. On la cultive souvent comme culture intercalaire essentiellement dans les régions humides et subhumides. Elle apprécie bien les températures moyennes de 23 et 30C avec une bonne humidité avec une pluviosité annuelle d'au moins 1.000 mm mais de préférence supérieure à 1.500 mm. toutefois, elle supporte assez bien les irrégularités pluviométriques passagères.
Sol: l'igname est assez exigeante, un peu plus que les autres tubercules comme le manioc et la patate douce. Il se plaît à des sols sablo-argileux à pH 5-7 riche en potasse et en matière organique. Dans les terres lourdes, les tubercules ont du mal à se développer elle redoute les sols hydromorphes.
Contrainte:
- - Il lui faut des sols assez riches en matières organiques alors que nos sols en sont souvent pauvres
- - Matériels de reproduction avec souvent une certaine dormance
- - Conservation difficile de tubercules lorsqu'il n'est pas encore récolté.
Usage: Dans l'alimentation humaine accompagnant des repas.
Manioc Manihot esculenta Crantz
C'est la plante alimentaire par excellence des régions tropicales forestières et des savanes subhumides. Il s'insère bien dans les rotations culturales ou en culture associée. Sa popularité résulte principalement de ses qualités exceptionnelles: croissance rigoureuse, rendements plus assurés et très élevés, travail restreint et facile, aptitude à réussir après défrichement, résistance relative à la sécheresse, facilité de conservation dans le sol, rusticité.
Le manioc affectionne le climat chaud (température de 25 à 25C) et pluvieux (500 mm et une période de 6 mois de pluviosité par an) et une insolation abondante. Il résiste mal à la verse.
Sol: cette culture tolère une large gamme de sol hormis les sols hydromorphes ou des sols très sableux. Il préfère des sols sablo-argileux profonds, meubles et bien drainés. Il est vorace en potasse mais supporte certaines carences les excès d'azote sont nuisibles à la tubérisation.
Contrainte:
- - Anthracnose
- - La Mosaïque Africaine du Manioc qui sévit avec une intensité redoutable affectant sensiblement le rendement
- - Maladies cryptogamiques dans la région de Maï-Ndombe
- - Acarien vert du manioc (dans le Kivu, Bas-Congo et dans le Bandundu)
- - Difficulté de distinguer les boutures infecté par la mosaïque
- - La présence de certaines substance goitrogène (à l'origine du goitre) notamment pour ceux qui ne soumettent pas le manioc au rouissage.
Usage: le manioc est essentiellement utilisé dans l'alimentation humaine dont on obtient soit la farine pour la préparation d'une pâte après cuisson (fufu) soit la chikwangue, ...
Patate douce Ipomoea batatas (L.) Lam.
Il importe de signaler que quelques espèces sont cultivées comme épinard matembele. C'est une plante très plastique des régions chaudes et humides. Il éprouve d'énormes besoins en eau au début de la croissance mais des excès occasionnent la pourriture des tubercules.
Sol: la patate douce n'est pas trop exigeante elle demande des terrains meubles, perméables et sans excès d'azote au risque de favoriser la partie végétative au détriment des tubercules. Elle témoigne d'une bonne tolérance vis-à-vis des sols acides (jusqu'à pH 4) riches en aluminium et pauvre en phosphore.
Contrainte:
- - Difficilement associée aux autres cultures en raison de sa couverture du terrain
- - Conservation difficile des tubercules
Pomme de terre Solanum tuberosum L.
La pomme de terre est une culture rustique de régions d'altitude à valeur nutritive intéressante. Elle convient aux régions tropicales où le climat est tempéré par l'altitude ou en basse altitude lorsque la culture est réalisée pendant la saison la plus fraîche. La température idéale pour la tubérisation se situe autour de 16C durant les nuits des températures plus élevées supérieures à 29C inhibe la formation des tubercules.
Sol: elle préfère des sols légers, frais et convenablement drainés elle supporte les sols légèrement acides mais est sensible aux stress hydriques. Les conditions optimales sont réunies sur des sols volcaniques.
Contraintes:
- - Beaucoup de soins dans la sélection des matériels de reproduction
- - Difficulté de conservation à cause de la teneur élevée en eau (risque pourriture)
- - La maladie la plus fréquemment rencontrée et redoutée est le mildiou en cas de forte humidité, il occasionne des pertes notables de qualité et de rendement.
- - Dégénérescence des variétés causant entre autres la fragilité face aux maladies et, à terme, la chute des rendements.
Usage: Consommation après cuisson avec le haricot mélangé au maïs au Kivu et dans le Nord est de la Province Orientale.
Taro Colocasia spp. et Xanthosoma sagittifolium (L.) Schott
Culture de région chaude et relativement humide, les températures moyennes sont supérieures à 21C. La photosynthèse est optimale lorsque la température oscille entre 25 et 29C. La pluviosité annuelle d'environ 2.000 mm lui est favorable. Il se plaît à l'ombre sous les bananiers ou en intercalaire avec l'igname.
Sol: il préfère des sols légers, sablo-argileux, riches, profonds, bien ameublis, avec la nappe phréatique peu profonde et un pH peu acide. Certains cultivars supportent une hydromorphie permanente.
Contrainte: il n'y en a pas beaucoup hormis la quantité d'eau.
Usage: Les tubercules servent dans l'alimentation humaine et accompagne bien beaucoup de repas dans certaines contrées, les jeunes feuilles sont consommées.
Haricot commun Phaseolus vulgaris L.
Aliment essentiel dans l'Est du Kivu, il est plus souvent associé avec les autres plantes vivrières: maïs, taro, arachide, manioc. Il convient mieux aux régions montagneuses avec des altitudes de 800 à 2.800 m sous climat mésotherme humide (température de 16 à 25C et 400 à 1.200 mm d'eau bien reparties). Il exige toutefois une période sèche pendant la maturité des gousses.
Sol: il préfère des sols bien drainés, suffisamment aéré, à pH 6-7,5 avec un horizon humifère. C'est une culture exigeante en azote. Il peut aussi être cultivé sur des sols hydromorphes de marais pendant les saisons sèches.
Contraintes:
- - les maladies et les ravageurs constituent une limitation sérieuse à l'amélioration et à l'intensification de la culture une maladie redoutable reste la mosaïque commune qui freine la croissance des plants, des fleurs et des gousses qui s'en trouvent déformées la maladies de toiles surtout en conditions très humides de basse altitude il y a également les pucerons, les mouches du haricot, les chenille et les foreuses des gousses qui peuvent affecter le rendement et la qualité des graines.
Usage: les graines sèches sont consommées dans l'alimentation humaine il en est de même pour les graines vertes immatures les gousses immatures et quelques fois les feuilles sont servies comme repas après cuisson.
Niébé Vigna unguiculata (L.) Walpers
C'est une culture des régions tropicales, subtropicales et des tempérées chaudes. Il s'adapte facilement dans les milieux à faible pluviométrie et certaines variétés montrent une résistance à la sécheresse et accepte une large gamme de température de 16 à 32C. Il est une plante de basse altitude ne dépassant généralement pas 1.000 m d'altitude.
Sol: du type sableux au type argileux lourd mais se développe mieux sur des sols légers bien aérés et suffisamment drainés, légèrement acides à neutres.
Contrainte:
- - Le niébé est exposé à un très grand nombre de maladies et d'ennemis au point que la date de semis pose problème par rapport à la prévention des attaques des maladies et des vecteurs. Cette situation limite sensiblement son intensification puisqu'elle peut causer des pertes totales de rendement.
Usage: les graines sèches servent à l'alimentation humaines le niébé sert également de plante de couverture ou d'engrais vert.
Voandzou Vigna subterranea (L.) Verd.
C'est une légumineuse d'importance secondaire, rustique et bien adaptée aux conditions de savane à climat soudanien et soudano-guinéen à une seule saison pluvieuse. Les températures entre 20 et 28C lui sont préférables. Le voandzou est moins sensible aux stress hydriques.
Sol: il s'adapte à une large gamme de sol et est moins susceptible à la pauvreté minérale mais préfère les terres sableuses et bien drainées. De fortes teneurs en azote favorisent le développement végétatif au détriment de la production en graine.
Amarante Amaranthus spp.
C'est une plante à forte rapidité de croissance dont l'abondance des graines favorise le développement spontané et une bonne diffusion. Généralement cultivé dans les jardins familiaux proches de maisons ou de petites exploitations commerciales. L'amarante est largement répandue et supporte des températures assez élevées allant jusqu'à 30-35C mais tolère difficilement la sécheresse. La croissance est optimale dans les régions d'altitude inférieure à 800 m.
Sol: les sols légers, riches en humus, à pH légèrement acide lui conviennent le mieux.
Contrainte: l'amarante exige une bonne quantité de matière organique.
Usage: l'amarante est consommée le plus souvent après cuisson mélangée quelques fois au poisson fumé ou salé.
Baselle Basella alba L. et B. rubra(communément connue sous le nom d'épinard)
La baselle est une culture de région équatoriale de basse et de moyenne altitude mais aussi adaptée aux conditions chaudes et humides. Elle exige la chaleur des températures en deçà de 20C ralentissent la croissance et diminuent la taille des feuilles. La baselle peut supporter des précipitations élevées. Au-delà de 500 m d'altitude, la croissance diminue.
Sol: elle affectionne des sols sablo-argileux et limoneux, riches en matières organiques et à forte capacité de rétention en eau.
Contrainte: la rouille entame assez sévèrement le rendement.
Usage: souvent mélangée au poisson frais, ou fumé ou encore comme potage.
Chou cabus (pommé) Brassica oleracea L.
C'est un légume très populaire en milieu plus ou moins tempéré. Les températures moyennes journalières comprises entre 16 et 24C sont les meilleures. Il est cultivé en basse altitude, durant la saison fraîche et sèche, soit dans les régions situées à plus de 800 m d'altitude. Il éprouve de besoins importants en lumière pendant la période de croissance.
Sol: riches en matière organique, pH neutre et retenant bien l'humidité le chou est exigeant en Soufre, en Magnésium et en Bore.
Contrainte: les attaques des chenilles qui rongent les feuilles induisent des pertes importantes elles dévorent quelques fois les cœurs des plantules et creusent des galeries à l'intérieur des pommes.
Usage: le chou est consommé soit à l'état cru soit après cuisson.
Aubergine Africaine Solanum aethiopicum L. spp Kumba et S. macrocarpon L. (appelé bilolo)
C'est un légume à valeur nutritive remarquable et reconnu pour certaines vertus de régulation physiologique. Elle est adaptée aux régions équatoriales et tropicales, elle est plus résistante aux parasites que les autres aubergines. Sa température optimale se situe entre 25 et 35C il supporte mieux la sécheresse que la tomate et le piment.
Sol: il s'adapte à un large éventail de sol à condition d'être bien drainé, limoneux, riche en matière organique et de pH 5-6,5.
Contrainte: Très peu sauf la dormance des graines qui peut retarder une multiplication aisée.
Usage: les feuilles et les fruits sont consommés cuits ou crus.
Aubergine Solanum melongena L.
Généralement cultivée à des altitudes inférieures à 800 m lorsque la température est comprise entre 25 et 35C, l'aubergine connaît un développement optimal. Elle est bien adaptée aux climats tropicaux humides.
Sol: sablo-limoneux, profonds, bien drainés et riches en matière organique avec des pH légèrement acides 5,5 à 6,8.
Contrainte: Pas beaucoup sauf la matière organique.
Usage: il intervient dans la préparation des aliments comme condiment ou carrément est préparée comme légume souvent mélangé avec du poisson fumé ou salé .
Concombre Cucumis sativus L.
Les températures comprises entre 18 et 27C sont optimales pour son développement les climats chauds et secs ne lui conviennent pas. La plante est exigeante en eau et lorsque la pluviosité est insuffisante, l'irrigation s'impose.
Sol: il préfère des sols lourds, humides mais bien drainés et très fertiles il est moyennement tolérante à l'acidité du sol.
Usage: il est consommé cuit ou cru.
Courgette Cucurbita pepo L.
La courgette est exigeante en chaleur mais ne supporte pas des climats trop humides. Pour son bon développement, des températures entre 18 et 27C sont indiquées. Les meilleurs résultats sont obtenus à plus de 500 m d'altitude et durant la saison sèche à condition que les plantes aient une alimentation suffisante en eau.
Sol: profonds, riches en matières organiques et relativement humides elle est moyennement tolérante à l'acidité.
Contrainte: mildiou, pourriture des fleurs fanées en milieu fort humide.
Gombo Abelmoschus esculentus (L.) Moench
Il en existe une grande diversité. Le gombo est bien adapté aux climats chauds et humides il est sensible à la sécheresse et ne supporte pas des températures nocturnes très basses.
Sol: il préfère des sols profonds, limono-sableux, bien drainés et riches en matières organiques, pH 6-8. Dans certains cas, le recours aux amendements à bases de chaux magnésiennes est nécessaire.
Usage: les fruits immatures coupés en morceaux et cuits dans l'eau en une espèce de confiserie font le bonheur de plusieurs tables dans certaines contrées, les feuilles sont également consommées.
Piment Capsicum frutescens L. et C. chinense Jacq.
Le piment s'adapte à des conditions très chaudes, presque partout en RDC. Les températures optimales sont comprises entre 24 et 30C il est assez exigeant en eau.
Sol: c'est dans des sols meubles, sablo-limoneux, riches en matières organiques, bien drainés mais retenant suffisamment d'eau que la culture se développe le mieux. Le pH peut varier entre 5,5 et 6,8.
Potiron Cucurbita maxima Duch.
On le retrouve principalement dans les jardins familiaux où il est cultivé en association avec d'autres plantes comme le maïs. Les températures préférentielles durant les cycles végétatifs sont supérieures à 25C. Les conditions sèches favorisent la croissance.
Sol: sols profonds et riches en matières organiques.
Contrainte: une humidité excessive encourage le développement des maladies foliaires.
Usage: les fruits et les feuilles sont consommés après cuisson. Les graines décortiquées et pilées sont incorporées à plusieurs sauces.
Tomate lycopersicon esculentum Mill.
La tomate s'adapte à des conditions pédo-climatiques variées et donc peut se cultiver presque partout en RDC. Mais les plus fortes productions sont enregistrées en hautes altitudes avec des températures journalières moyennement élevées.
Sol: riches en matières organiques, meubles et profonds, à forte capacité de rétention en eau mais bien drainés. Tolérance à l'acidité du sol.
Contrainte: mildiou dans les conditions où les hautes températures et une forte humidité prédominent. pourriture des fruits en cas de forte températures et lorsque les fruits sont en contact avec le sol.
Arachide Arachis hypogaea L.
L'arachide se cultive dans les régions tropicales et subtropicales avec des températures comprises entre 20 et 35C. Elle exige une forte intensité lumineuse pour la croissance végétative et la qualité des graines et le rendement. Une humidité de 500 à 600 mm de précipitation ou d'irrigation pendant la période de croissance est requise.
Sol: sableux à sablo-limoneux légers, bien drainés et aérés. Les sols lourds ou sensibles à l'encroûtement sont à éviter parce qu'ils empêchent les gynophores de pénétrer dans le sol pendant la floraison et rendent difficile la récolte des gousses. Le pH idéal avoisine 6,5 les sols acides perturbent l'assimilation des substances nutritives par les racines et les gousses et inhibent la fixation de l'azote.
Contrainte:
- - De fortes pluies endommagent la formation des gynophores
- - Acidité des sols
- - Pourriture du collet et moisissure jaune (au semis)
- - Virus de la rosette de l'arachide est le plus destructeur entraînant de lourdes pertes de production.
Usage: pâte d'arachide (valeur nutritive très élevée et son goût agréable) largement utilisée dans la préparation des potages et de plusieurs sauces. Les graines sont mangées à l'état frais, cuit ou grillé.
Palmier à huile Elaeis guineensis Jacq.
Il s'étend à toute la zone équatoriale où l'altitude est inférieure à 700 m et la pluviosité élevée climats de type Af et Am de la classification de Köppen à forte pluviosité (1.700 mm d'eau/an avec distribution mensuelle régulière), températures élevées (24-26C et minimum mensuel supérieur à 18C)et bonne luminosité (héliophile obligatoire environ 1.800 heure/an).
Sol: il s'adapte à des sols très divers mais demande un terrain plat ou légèrement vallonné, sol profond et perméable. Il s'accommode des sols acides et de bons résultats sont obtenus avec des pH su sol 4-5. Il supporte mal l'eau stagnante mais résiste fort bien à une inondation temporaire. Il préfère néanmoins des sols meubles, poreux, profonds et riches en potassium.
Contrainte:
- - Germination et travaux de pépinières très laborieux exigeant une certaine technicité il en est de même pour l'usinage et l'obtention de l'huile
- - Récolte parfois dangereuse
- - Maladies de pourridiés, trachéomycose du palmier ou wilt.
Usage: d'innombrables usages lui sont reconnus: huiles de palme et palmiste, savonnerie, vin de palme, chou palmiste, mosaka
Carotte Daucus carota L.
La carotte est particulièrement bien adaptée aux régions tropicales d'altitude mais aussi durant la saison fraîche des régions de moyenne et de basses altitude. La croissance est optimale lorsque la température est comprise entre 15 et 21C. Des températures supérieures à 25C provoquent le ralentissement de la croissance ainsi que racines de mauvaise qualité et de coloration jaune pâle. Elle nécessite une alimentation régulière en eau.
Sol: légers, assez profonds, bien ameublis, riches et frais.
Contrainte: la température en est la principale.
Oignon Allium cepa L.
Il n'est pratiqué que dans les régions de haute altitude (environ 1.500 m). La formation des bulbes est favorisée par des températures élevées.
Sol: l'oignon préfère des sols sableux ou limono-sableux. Les sols lourds ou trop humides sont à éviter car ils produisent des bulbes de mauvaises conservation. Il tolère toutefois l'acidité.
Contrainte: pourriture des bulbes provoquée par Sclerotium rolfii dont le développement est favorisé par un temps chaud et humide.
Usage: il est utilisé comme condiment
Roselle (oseille de Guinée) Hibiscus sabdariffa L.
Il peut se cultiver partout en RDC en raison de sa résistance à la sécheresse et son adaptation à des températures élevées.
Sol: se développe mieux dans les sols fertiles, riches en matières organiques et bien drainés.
Usage: les jeunes feuilles tendres sont préparées comme potage ou comme légume.
Bananier Musa spp.
Le bananier est souvent cultivé près des villages et dans des champs permanents de cases associées à d'autres cultures vivrières, dans des systèmes de culture itinérantes. Il prédomine dans des basses terres des tropiques humides. Par contre les bananes à cuire et de bière préfèrent les altitudes entre 1.200 et 1.800 m. Il tolère un peu d'ombre. La gamme de température s'étend de 19 à 33C. Au-dessus de 38C, la croissance s'arrête, des températures trop basses ralentissent l'émission des feuilles et allongent le cycle de croissance. Son hygrométrie est élevée et oscille entre 60 et 100%u00 elle requiert une pluviosité de 100 mm/mois.
Sol: des sols profonds, limoneux et bien drainés conviennent le mieux pour la culture du bananier. Les sols alluviaux, les sols volcaniques et riches en matières organiques sont également indiqués.
Contrainte:
- - Maladie Bunchy top: une de plus graves attaques car la plante ne produit pas de fruits.
Usage: sert dans l'alimentation comme dessert de table le plantain est un aliment de base dans plusieurs contrée et accompagne plusieurs repas: il peut se consommer cuit à l'état non mûr ou mûr, on lui obtient également une pâte après l'avoir pilé mélangé ou pas avec du manioc Lituma. Certains cultivars sont destinés à la fabrication des bières et boissons indigènes.
Soja Glycine max (L.) Merrill.
Le soja pousse bien dans des plages de températures variées mais préfère une température mensuelle moyenne supérieure à 20C. La consommation d'eau varie d'environ 250 mm dans les conditions sèches à environ 850 mm dans les conditions optimales. Il peut tolérer de courtes périodes de stress hydriques. De même, il tolère une saturation temporaire d'eau .
Sol: le soja accepte une grande variété des sols allant des sables limoneux aux limons argileux, à condition qu'ils soient profonds et bien drainés. Toutefois, les sols argileux qui ont tendance à se compacter peuvent poser problème à la germination. Le pH voisin de 5 est toléré le chaulage améliore le rendement.
Contrainte:
- - Acidité et toxicité aluminique limitant le développement racinaire et en définitive le rendement
- - Quelques maladies mais le soja s'avère plus résistant que les autres légumineuses
Usage: très riche, il supplée aux carences protéiques (en cas de malnutrition, kwashiorkor) lorsqu'on le mélange à la bouillie ou à d'autres aliments. Sa farine est actuellement de plus en plus employée dans certaines sauces à l'instar de l'arachide.
ANNEXE
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